A télécharger
|
1.3 M |
RAPPORT MORAL 2007
Cette année fut une année d’ancrage en profondeur de nos parcours, occasion de recueillir les fruits de ce qui a été semé les années précédentes. Sept points m’ont paru plus particulièrement marquants, même si d’autres dynamiques ont pu voir le jour.
1 Renouvellement des équipes.
Cette année a vu se concrétiser des recrutements sur de nouveaux postes, souhaités de longue date pour certains. Ils suscitent cependant la difficulté d’identifier les personnes compétentes et qui simultanément partagent la vision de La Gerbe, tout en acceptant de s’adapter à notre cheminement progressif, car nos deux pôles sont en constante évolution. L’enjeu de ces recrutements est de maintenir à la fois la dynamique mais aussi la cohésion de nos équipes. Après avoir recruté nous avons dû également faire face début 2008 à des défections, occasion de repenser la place de chacun.
2 Le projet associatif comme instrument de travail
Face à cet enjeu de cohésion, je souhaite que le travail de réflexion qui a abouti à la rédaction du projet associatif en 2005 porte ses fruits au quotidien. Nous trouverons bénéfice à relire régulièrement ce document afin de vérifier si nos actions restent toujours dans la ligne de notre éthique. En ce sens il est un précieux outil fédérateur. La Gerbe a été sollicitée à deux reprises cette année pour exposer sa vision dans des cercles associatifs.
3 La reconnaissance de nos actions
Plusieurs conventions ou contrats ont été signés cette année, qui sont le signe que notre activité est évaluée et appréciée, qu’il s’agisse du chantier d’insertion, de l’évolution du gîte d’accueil en places de stabilisation ou du renouvellement du contrat pour l’hébergement et l’accompagnement des familles, ou encore des partenariats pour nos actions à l’étranger.
5 L’évaluation
D’une part nous avons expérimenté la première fois l’audit de notre comptabilité par un commissaire aux comptes. Nous avons aussi lancé plusieurs actions pour évaluer notre travail : entretien individualisé avec les personnels, entretien avec les accueillis (Ecquevilly), réflexion sur les raisons d’être des activités mises en place (Lézan), répertoire de la fréquentation des activités, et prochainement l’évaluation par les bénéficiaires. Simultanément nous avons mis en place des supervision d’équipe nous permettant de mieux accueillir, de mieux cibler aussi les personnes qui pourront réellement bénéficier de notre accompagnement : ceci pour leur bénéfice, et pour un fonctionnement plus harmonieux des structures. Enfin un accompagnement de direction a eu lieu sur Ecquevilly.
Cette réflexion sur l’évaluation est tout à fait passionnante mais nous renvoie également à une positon éthique exigeante : vérifier comment la prise en charge a été accomplie est sans doute quelque chose de mesurable ; en revanche la prise en comte de la personne dans nos actions doit laisser place à toute la dimension humaine qui n’est guère mesurable.
6 Evolution de nos partenaires
Aussi bien au Maroc qu’en Roumanie nos contacts ont évolué dans leur façon d’appréhender leur travail et ils commencent à s’envisager comme acteurs d’action intégrées qui s’orientent vers le développement économique et social, avec une possible concertation avec les acteurs qui les entourent.
7 La base de données
Une base de données partagée entre Ecquevilly et Lézan a facilité notre travail d’abonnement, les courriers généraux, et aussi les bilans et statistiques requis par les pouvoirs publics.
Conclusion
En cette année 2008 qui célèbre les 60 ans de la création de l’état d’Israël ou les 40 ans de la révolution de 68, nous pouvons en retenir que des actions collectives d’apparence fragile ont pu révolutionner notre vision du monde. Il ne s’agit pas seulement d’une goutte dans l’océan, il s’agit de vérifier progressivement que dans les actions menées pour le bien tous les coups sont gagnants, malgré les apparences. Nous n’oublions pas cependant que ce sont les 40 ans de la mort de Martin Luther King, et que le long chemin que représente la lutte vers la liberté, vers l’accueil et vers la dynamique créatrice n’est jamais acquis définitivement.
Pour La Gerbe ce sera l’année des 20 ans, occasion de marquer une borne sur la route,
de rappeler les étapes parcourues, avant d’engager celles que l’accroissement de l’association va rendre nécessaires.
Recherchons l’adhésion de nouveaux membres, adhérons nous même à de nouveaux réseaux chrétiens, développons des solutions pour les besoins d’aujourd’hui, ouvrons notre association à des croyants de diverses confessions, et impliquons leurs églises dans cette orientation, gardons l’équilibre entre bénévolat et salariés professionnels, tels sont mes vœux pour cette nouvelle année
Philippe Fournier
Le 15 mars 2008
RAPPORT D'ACTIVITÉ
Le Pôle Solidarité Internationale
Le bilan des marchandises transportées à nos partenaires en 2007 s'élève à 74,5 tonnes soit 630m3 pour une valorisation de 193 760 € (Soit 6 semi-remorques et 3 groupages).
Cependant, nous ne cessons de nous interroger sur la pertinence de tels envois en tenant compte du coût logistique d'une expédition de matériel et en mesurant toutes les conséquences occasionnées par un don, qu'elles soient positives ou négatives.
Le don peut créer des dépendances, des jalousies entre bénéficiaires et non-bénéficiaires, de la concurrence aux produits locaux, des frais de maintenance et d'installation……
Il ne s'agit pas de ne plus donner mais de réfléchir constamment à la façon de donner, afin d'atteindre le but recherché en limitant les inconvénients qui y sont liés : en respectant une démarche logique ou en trouvant des alternatives.
1ère étape : Le partenariat : 2007 a permis de finaliser les conventions de partenariat nous liant avec nos partenaires locaux. Le don rentre alors dans le cadre d'un projet plus global mené en partenariat.
2ème étape : La demande des partenaires. Nous encourageons les partenaires à nous communiquer leurs besoins plutôt que de leur imposer ce que nous avons collecté.
3ème étape : Vérification : La conformité aux normes et standards du pays / Les conditions techniques générales : installation électrique, lieu de stockage / La disponibilité des pièces détachées / La disponibilité des consommables / La disponibilité des documents techniques d'exploitation et de maintenance / Les compétences du personnel local pour l'installation et l'utilisation du matériel / et bien sûr les coûts engendrés, ce qui nous amène à calculer pour chaque envoi la valorisation du matériel emporté.
4ème étape : Après avoir étudié tous ces éléments, nous nous renseignons sur le matériel qui peut-être disponible sur le marché local. Nous privilégions toujours l'achat de marchandises sur place pour favoriser l'économie locale, et être plus adaptés au contexte; ainsi le réapprovisionnement et la maintenance sont plus aisés.
5ème étape : Le matériel est révisé avant d'être reconditionné pour le transport afin d'arriver en bon état à son destinataire. Des démarches sont réalisées auprès des autorités douanières ou des ministères concernés avant expédition pour obtenir des accords d'importation, des exonérations ou réductions de taxes douanières.
6ème étape : Un suivi régulier est réalisé sur l'utilisation et la gestion des biens envoyés.
L'envoi de marchandises, bien qu'important, ne représente
qu'une partie des projets à l'international menés par l'association.


